Spectateurs chéris: Déclaration d’amour aux publics des Veilles Théâtrales de Baguida

Les Veilles Théâtrales de Baguida, 2ème édition ont vécu. Artistes et publics se sont séparés le 9 juillet, le cœur serré mais avec une promesse: se retrouver dans deux ans. Et ils se sont empressé d’ajouter « s’il plait à Dieu ».  Un mois après ces célébrations du théâtre, de la performance, du conte, de la musique, de la poésie déclamée ou slamée, la Maison des Artistes transformée en véritable théâtre pour l’occasion vous propose de re(vivre) le festival en images, récits et témoignages. Chapitre par chapitre, nous vous déroulerons le film de ce que nous avons vécu…

« Spectateurs Chéris » tel nous avons décidé de titrer le premier épisode de ce feuilleton. En effet, que seraient les Veilles Théâtrales de Baguida sans eux, ces spectateurs ? Leurs regards troubles, inquiets, curieux, critiques, attentionnés, parfois heureux, chaleureux, transportés, parfois distraits, fatigués, froids, aciers et même somnolents restent nos moteurs premiers. Ils nous portent et donnent un sens à notre engagement…

 

 

Tous pour une dernière veille en Ziticomania, ce 08 juillet

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Avant la boucle le 09 juillet par un pique-nique à la plage à partir de 12h et une soirée dansante à partir de 21h, les Veilles Théâtrales de Baguida offrent un plateau de clôture particulièrement riche, ce 08 juillet, avec en tête d’affiche, le groupe Ziticomania de l’emblématique conteur, comédien et metteur en scène, Sanvee Béno Alouwasio.

Ziticomania, regénérescence du mythique groupe Zitic, est composé du trio Sanvee Béno Alouwasio, Eustache K’Mouna et Anani Gbétéglo. Tsaka-Tsaka, le spectacle à l’honneur, à l’instar des spectacles propres au groupe, propose une esthétique particulièrement savoureuse du mélange des genres. Conte, théâtre, poésie et sonorités de tout genre s’invitent à un délicieux cocktail artistique.

concert

Outre Ziticomania, le public aura droit à un spectacle de conte des stagiaires du Studio Théâtre d’Art de Lomé, restitution d’un atelier animé par Béno Sanvee Alouwasio, puis au spectacle de théâtre A ne pas vendre, texte de Rodrigue Norman mis en scène par David Sodhar et présenté par la Compagnie Hohiniba du Togo. Un concert viendra clore cette soirée qui marque en même temps l’apothéose du festival. Bruno Voganne, musicien et d’autres artistes tels que Edem, le slameur en seront les animateurs.

C’est à une veillée de haute volée que les Veilles Théâtrales de Baguida convient le public ce 08 juillet.

Des Veilles Théâtrales pour refaire le monde

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Si veiller fait partie de la culture des Togolais, les Veilles Théâtrales de Baguida semblent lui en donner un tout autre sens: rester debout, aller au-delà des apparences, scruter et imaginer le monde tel que nous voudrions le voir, beau, vrai et bon. C’est du moins ce que l’on retient des spectacles proposés lors de la première phase de ce festival qui a démarré le 1er juillet dernier à la Maison des Artistes de Baguida.

Les Veilles théâtrales de Baguida font une halte ces 3, 4 et 5 juillet, temps propice pour faire un bilan à mi-parcours et donner les couleurs de la suite. Le festival organisé par la Compagnie 3C du Togo a conquis du territoire et des cœurs à Baguida et au-delà puisque sont  accueillis cette  année des artistes venus du Bénin, Belgique et Brésil. Tel un rituel, les deux premières journées ont débuté par des parades à travers les artères de la ville appointant soit à La Maison des Artistes pour la cérémonie d’ouverture ou à la plage pour « le Bed Projekt ». Soutenu par une fanfare, les festivaliers, pour la plupart dans des costumes d’apparat, ont égayé la population en sillonnant les quartiers populaires avec comme points essentiels d’arrêt: le marché de Baguida et le Monument. La balade contée du Collectif, « Les contes en marche » avec Alasane Sidibé, Edem Modjro, Fabrice Paraiso, a su parachever cette immersion artistique dans Baguida, c’était le 2ème jour du festival.

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Le théâtre, la performance, le conte, l’humour et la musique ont été également au rendez-vous pour cette amorce en beauté. Dans la rubrique des spectacles, le ton a été donné par Eka Tutu (Délivrances) de Rodrigue Norman devant un public des grands jours. Ce spectacle nous invite à porter un regard distancié et critique sur notre histoire politique, puisqu’il choisit de convoquer sur scène un personnage qui n’est pas sans rappeler le gendarme connu sous le nom de Boko Bosso, mais 40 ans après son coup d’Etat manqué sur la personne de l’ancien président du Togo, le Général Gnassingbé Eyadéma. Si le point de départ de la pièce est historique et documenté, le reste nous plonge dans une fiction où l’on voit deux personnages préparer ensemble d’abord un coup d’état et ensuite finir par se tirer dessus après s’être raté à maintes reprises. Tout en dénonçant le culte de la personnalité ayant pris enracinement dans nos pays et que le vent de la démocratie est censé venir balayer, cette pièce assez dialectique nous interroge avec gravité et humour sur le fondement de nos luttes politiques, y compris celui de ceux qui s’opposent aux pouvoirs en place et qu’on appelle « les opposants ». Rendez-vous ou hasard des calendriers, la représentation d’Eka tutu s’est déroulée à deux jours de l’ouverture des cérémonies de purification nationale du Togo.

eka tut

Episode 1/ Saison 1 de Florence Minder a été l’autre moment théâtral marquant de cette première phase. L’actrice, assise, face à son ordinateur, est tout de même arrivée par la magie des mots et du jeu à nous transporter dans une forêt complètement déjantée où prévaut l’instinct de survie. Véritable satire de la société contemporaine friande de sensations fortes, l’épisode 1 de la Saison 1 de Florence Minder aura laissé des traces dans les esprits. La compagnie Mafi’Art du Bénin a su quant à elle réanimer la flamme et l’engouement du conte. Trois conteurs se sont succédé dans un décor faisant écho au cérémonial du conte en Afrique, avec en fond, l’image du baobab, arbre séculaire, témoin de la présence du passé dans ce présent conté.

episode 1 saison 1

L’un des coups de cœur de ces deux premières veilles a été le Bed Projekt/Togo, performance de Tania Alice et du collectif Contes en marche mené par Allasane Sidibé. Le Bed Projekt part d’une installation de quatre lits sur la plage de Baguida sur lesquels sont conviés à s’asseoir les spectateurs pour écouter des contes dits par des conteurs togolais et béninois. Purs moments de délices en toute intimité sous les cocotiers face à la mer, les quatre groupes de spectateurs confortablement installés sur des lits ont bu des paroles dites par Roger Atikpo, Allassane Sidibé, Edem Modjro, Fabrice Paraiso, Fréderic Johnson, Eustache K’mouna, … tous charmeurs et charismatiques, mais ont également pu prendre la parole qui pour répondre à des questions, qui pour chanter en chœur. Cette quête de proximité avec le public est aussi présente dans la première performance de Tania Alice, « Apprenez-moi à faire de l’art » qui a consisté à récolter dans le marché de Hédzranawoé des avis de gens sur ce qu’est ou devrait être l’art, puis à les faire croiser avec sa propre vision de l’art et à les proposer au public sous la forme de texte écrit projeté et traduit en mina par la comédienne togolaise Akofa.

bed projekt

L’art de la performance aura été présent de bout en bout lors de ce festival, un genre qui désarçonne le public qui se demande à quoi ça sert d’amener son corps au milieu des gens, montrer le quotidien, raconter des bribes de sa vie ou de sa journée, sans incarnation, sans souci de faire rire ou pleurer comme cherche à le faire le théâtre… A la question du pourquoi, la réponse qui nous semble profonde, et du coup très performative est celle qu’un des étudiants de STAL nous a fait: « ça sert à rien, et justement l’être humain a besoin de rien ». Mais en réalité, la performance n’est-elle pas un art du défoulement, c’est-à-dire cette extériorisation dans un espace-temps des pulsions et des émotions qui nous habitent et nous travaillent sans la nécessité d’une rationalité forcée ? En tout cas, en regardant performer les Etudiants de STAL sous la direction de Tania Alice, à la Place du Monument à Baguida le 5 juillet dernier dans « Petits carrés, grands bonheurs », l’on s’est pris à rêver que la performance pourrait être un début de réponse à la problématique du décrochage psychologique et mental dont sont l’objet bon nombre de nos concitoyens qui du jour au lendemain, acculés par le trop plein, se dénudent et se baladent en haillons ou tout nu, paroles incompréhensibles plein la bouche, des gens que l’on qualifie de « fous » dans notre pays.

Apprenez moi a faire de l'art
Le Professeur Gakprrrrr, à la suite de l’instant conté par les la compagnie Mafi’art du Bénin, à travers son cocasse Monologue du pénis a su créer un grand moment d’hilarité et de gaieté. Il est à noter que les deux soirées se sont terminées vers 1h du matin sur des notes de musique live assurées par l’orchestre Super Kaduma et Eustache K’mouna. Par ailleurs, le public se fait également acteur, chansonnier, poète et n’hésite pas à s’accaparer du micro lors des micro-ouverts.

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Les deuxièmes Veilles Théâtrales de Baguida ont bien démarré sous le signe de l’histoire, de la beauté et du rêve, elles se poursuivront les 6, 7,  et 8 juillet et des spectacles comme Tsaka-Tsaka de la compagnie Zitciomania tout comme Sorciers ensorcelés de la compagnie Awawlui sont fortement attendus. Quant au 9 juillet, elle sera plus festive: les artistes se retrouveront avec le public pour un pique-nique et des animations de tous genres à la plage derrière le Centre aéré BCEAO.  Mais, déjà le public semble empli d’images fortes et de propos inspirés des artistes. En repartant des Veilles Théâtrales de Baguida dans la nuit profonde, on ne peut s’empêcher de penser que le monde peut aller mieux, beaucoup mieux.

Une alléchante veille, ce 2 juillet

La veille théâtrale de ce dimanche demarre de bonne heure. Déjà à 15h00, une balade contée du Collectif « Les contes en marche »tout en ambiance, ponctuée par des arrêts à des stations de conte, ameutera les spectateurs et les conduira jusqu’à la plage où les attend l’installation de Tania Alice, le »Bed Projekt ».

bed projekt

Le public découvrira en début de soirée la truculence de Florence Minder à travers Saison 1/ Episode 1. Voguant entre l’humour et la violence, Florence Minder nous installe dans un univers proche de la télé-réalité. A sa suite, le Mafi’Art du Bénin sous la houlette de Fidèle Anato entrera en scène avec Le pacte, spectacle de conte, qui ramène à l’Afrique traditionnelle, aux chants, histoires et danses.

florence minder

Avant le concert et l’animation, boucle de la veille théâtrale de ce dimanche 2 juillet, le professeur Gakprrr, donnera la parole au phallus à travers Le monologue du pénis. Cette joute humoristique verra s’affonter la Ligue des Célibataires Endurcis (LCE) et la Coalition des femmes Mariables (CFM).

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Somme toute, une deuxième journée qui s’annonce particulièrement riche et colorée avec une présence effective du Brésil, de la Belgique, du Bénin et du Togo.  Pour rappel, la deuxième édition des Veilles théâtrales a debuté ce 1er juillet  2017 à la Maison des Artistes de Baguida. L’accès aux spectacles est libre et gratuit.

Programme officiel des 2èmes Veilles Théâtrales de Baguida (Togo)

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La deuxième édition des Veilles Théâtrales de Baguida se tiendra du 1er au 9 juillet 2017 à Baguida et à Lomé. Ci-après le programme…

 

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28 juin (Pré-festival)
10h: Omar et la Calebasse de la Compagnie Clinik’Art – spectacle jeune public à partir de 5 ans à Do Re Mi Crèche (Lycée Baguida)
30 juin Cabaret des artistes
19h00 : Musiques, danses, proverbes, contes, devinettes; humours…

1er juillet 
16h00 : Parade artistique à travers le canton de Baguida (Arrêt au Monument)
18h30 – 19h 15 : Cérémonie d’ouverture
19h30 – 21h : Eka tutu (Délivrances), texte et mise en scène de Rodrigue Norman par la compagnie 3C (Togo)
21h15-21h45: “Apprenez-moi à faire de l’art”. Performance de Tania
Alice (Brésil /France)
22h00 – 1h15: Micro ouvert + Concert par l’orchestre Super Kaduma

2 juillet 2017
15h30-18h30: Conte en marche et face à la mer Spectacle de Al Sydy / installation visuelle de Tania Alice (Togo/Brésil)
19h –19h30: Saison 1 / Episode 1 de Florence Minder (Suisse /Belgique)
19h 45 – 20h45: Le pacte par Fidèle Mafi’ Art Théâtre d’Anato Fidèle (Bénin)
21h – 22h15 : Le monologue du pénis de et par Frédéric Gakpara (Togo)
23 h 00 : Concert /animation

3 et 4 juillet: Pause

16 h : Intervention urbaine des Etudiants de STAL, résultant de la formation “Pratiques performatives contemporaines” de Tania Alice

6 juillet: Journée de réflexions + Plateau « Jeunes créations togolaises »
17h : Conférence 1 : Les enjeux de la mise en scène théâtrale dans le contexte de la mondialisation par Rodrigue Norman
19h : Plateau « Jeunes créations togolaises » : Préambule (Compagnie Clinik’Art), Autobio (Joël Djagbavi), En sursis (Hodin),

7 juillet
– 19h – 19h30: Sorciers ensorcelés par la cie Awawlui (Togo)
– 20h30 – 22h:00 : Cabaret Bonne humeur par Jean Touglo, Marléne Douty, Albert Danon, … (Togo)
-22h 00: Micro ouvert +Concert Bruno Vogane
8 juillet :

-19h00-19h45 : À ne pas vendre de la cie Hohiniba (Togo)

– 20H-20H30: Conte (Stal)
-21h-22h00: Tsakatsaka par la cie Ziticomania de Béno Sanvee (Togo)
-22H30 – 0h00: Ballet par le groupe folklorique de STAL sous la direction de Oché Mawuvi (Togo)

9 juillet
13h 00-16h 00: Pique-nique à la plage
21h00 à l’aube : Bal de clôture

N.B. Il n’est pas exclu que des artistes non annoncés dans le programme nous rejoignent pour des prestations de qualité. Nous retrouverons entre autres, Eustache K’ mouna, Bruno Voganne, Edem Ntsukpui, Wapondi, Momo… Quant au Plateau Jeunes Créations Togolaises, il sera dévoilé lors de la cérémonie d’ouverture le 1er juillet.

Ce programme est susceptible de changement. Veuillez-vous régulièrement informer via notre blog http://www.mdabaguida.wordpress.com

Contact: 90 10 17 70

Les 2èmes Veilles Théâtrales de Baguida se tiendront du 1er au 9 juillet 2017

Définition

affiche lampe 2017 copieLes Veilles Théâtrales de Baguida, tel est le nom que porte le festival de théâtre organisé à Baguida (Togo) chaque deux ans par la Compagnie Culturelle la Colombe (les 3C) en partenariat avec la Maison des Artistes de Baguida. La première édition s’est tenue du 9 au 22 mars avec des manifestations publiques qui ont eu lieu les vendredis et samedis 13, 14, 20 et 21 mars 2015 à la Maison des Artistes et plus précisément à la devanture de la Maison. Fort du succès rencontré lors de la première édition, la deuxième édition se tiendra du 1er au 9 juillet et toujours à Baguida avec des zones d’extension telles que Lomé (Centre Culturel Filbleu-Arema) et Assahoun (Village Culturel Adokpo). Ce festival vise à offrir à la population de Baguida et celle de toutes les localités qui l’accueillent d’édition en édition, des propositions artistiques sous diverses formes: spectacles de théâtre, lectures, performances, contes, humour, musique, concerts… le tout dans une ambiance de fêtes et d’échanges. Ces soirées qui débutent à 19h prennent fin quotidiennement tard dans la nuit et parfois à l’aube.IMG_20150320_205338 Telles des veillées de prières en vogue au Togo depuis la démocratisation des lieux de cultes, les Veilles Théâtrales de Baguida veulent offrir l’opportunité aux populations de réfléchir et de méditer sur le rôle et le devenir de l’homme dans sa globalité et dans sa complexité à travers le théâtre et les arts connexes. La concentration des manifestations publiques sur les week-ends est un moyen de rallier plus de Togolais à l’événement et de susciter de vrais moments de communion et de partage. De longues heures donc de performances artistiques et d’échanges entre publics et artistes en perspective durant les Veilles Théâtrales de Baguida. Plusieurs moments de pauses sont prévus pour que des spectateurs et artistes puissent s’aérer, se rencontrer, discuter, échanger et se restaurer.

Contexte et justification 

boulevard-de-la-plageBaguida est située dans la banlieue Sud-Est de Lomé (capitale du Togo), sur le littoral. Zone résidentielle ayant connu une forte urbanisation ces dernières années, Baguida ne cesse d’attirer à la fois des Loméens et les touristes qui y séjournent durant leurs vacances ou y font quelques escapades les weekends.

Comme la plupart des villes, cette urbanisation se caractérise par la prolifération de lieux de divertissement et d’attraction de toutes sortes : bars, boîtes de nuit, restaurants, plages privées, hôtels et autres. Les lieux de culture y demeurent rares…

baguida-plageLes Veilles Théâtrales de Baguida tentent de répondre  à la problématique de la diversification de l’offre culturelle au Togo, en privilégiant les œuvres de l’esprit qui sont des ferments essentiels pour un développement harmonieux de l’esprit et du corps. En effet, au 21è siècle, aucun développement sociétal ne peut s’amorcer harmonieusement sans la prise en compte de la dimension culturelle. Si la culture est ce qui reste lorsqu’on a tout perdu, elle est également un moyen de créer des richesses, mais aussi et surtout d’en faire bon usage. Notre conviction est que le développement socio-économique affiché récemment par le gouvernement togolais en construisant les routes, nu nouvel aéroport, des marchés et autres ne peut produire l’effet véritable escompté sans une réelle éducation des masses et une sensibilisation à l’exercice de la pensée et de la responsabilité.

Un festival, un thème : Histoire (Petite et Grande)

monument-de-lindependanceLa proximité que veut entretenir le festival avec les populations nous oblige à concevoir chaque édition autour d’un axe thématique. Aussi nous efforçons-nous de proposer pendant les veilles théâtrales, des spectacles qui traitent de sujets assez proches des populations, point de départ pour une amélioration des conditions et du cadre de vie. Après le thème « Terres » retenu pour la première édition, c’est au tour de la problématique de l’Histoire (petite et grande) que se construira la deuxième édition. Donc « Histoire » entendue non seulement comme récit de faits, de personnages réels ou imaginaires mais également comme tentative de saisissement de réalités individuelles, voire anecdotiques que collectives, d’où la convocation de l’expression « Petite et grande histoire ».

Déroulement d’une soirée: le Prototype

  • 19h : Lecture-spectacle (1 courte pièce)
  • 19h 30 : 1er Spectacle
  • 21h00h – 21h 30 : Pause-dîner
  • 21h45-23h 00 : 2è spectacle
  • 23h 15– 0h 00 : Humour, concert, micro ouvert
  • 10h ou 16h : Ecole du spectateur (échange entre artistes et spectateurs sur les spectacles de la veille)

L’organisation :

DSCN1822Les Veilles Théâtrales de Baguida sont organisées par la Compagnie Culturelle « la Colombe » dirigée par Rodrigue Norman, auteur et metteur en scène togolais. Artiste au talent multiforme, il connaît la vie artistique togolaise. Homme à l’initiative de plusieurs projets hors des sentiers battus telle l’école du Studio Théâtre d’Art de Lomé, il mêle à la pratique théâtrale une réflexion profonde et pragmatique basée sur les réalités socio-économiques, culturelles et politiques de l’Afrique sans pour autant manquer d’inscrire les projets qu’il mène dans un futur qui chante. Entouré d’une dizaine de collaborateurs et de bénévoles, il est chargé pendant les trois premières éditions d’imprimer une ligne artistique forte à la manifestation. Ainsi lors de la première édition, il a choisi de donner prioritairement une assise territoriale et locale à la manifestation en invitant des artistes de par le monde à proposer des textes courts sur la thématique des « terres ». DSCN2123Les spectacles invités étaient quant à eux purement togolais. Cette deuxième édition choisit d’interroger l’Histoire (la petite et la grande) tout en ouvrant la scène à quelques artistes étrangers rencontrés ici et là et dont les pratiques spectaculaires viendront autant enrichir que questionner les spectateurs des Veilles Théâtrales de Baguida.

 

L’équipe:

  • Présidente : Clémentine Alavo
  • Secrétaire : Julien Mensah
  • Directeur artistique : Rodrigue Yao Norman
  • Administrateur : Joël Amah Ajavon
  • Coordonnateur : Marléne Douty
  • Responsable technique : Johnson Kwaovi Armand

 

Quelques mots sur la programmation

tania-alice-bed-projectConcrètement, il sera associé à cette édition l’artiste brésilienne Tania Alice. Artiste performeuse et Professeur à l’Université de Rio de Janeiro, elle proposera des workshops basés sur l’Esthétique relationnelle et disposera d’une carte blanche au cours de laquelle, elle présentera sa célèbre performance « Bed Projekt » qui a déjà fait le tour des villes comme New York, Bruxelles, Marseille, Rio de Janeiro…

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Roger Atikpo dans Eka tutu (Délivrances) de Rodrigue Norman

Outre cette attraction qui promet de bousculer quelques idées reçues, le festival s’ouvrira avec « Eka tutu », une création dont l’écriture et la mise en scène sont signées par Rodrigue Norman.  D’autres spectacles togolais seront de la partie. Si les finances le permettent, les Veilles Théâtrales de Baguida accueilleront lors de cette deuxième édition des spectacles venus du Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Belgique et France.

tania_alice_fTania Alice, Artiste associée de la deuxième édition

Tania Alice (France, 1976) est performer et directrice artistique du Collectif de Performance Héros du Quotidien, basé a Rio de Janeiro. Elle travaille a l’interface entre les arts visuels et les arts de la scène (théâtre, danse), en approfondissant de manière critique le concept d’Esthétique Relationnelle de Nicolas Bourriaud (curateur au Palais de Tokyo), par des projets qui se présentent comme une interface entre thérapie, coaching et projet artistique, en travaillant avec des groupes d’artistes et de « non-artistes ». Son travail vise à développer les potences affectives, les potences de vie et de joie entre les participants, en créant des irruptions poétiques dans les espaces urbains et domestiques.

Tania Alice possède un Master en Création Contemporaine et un Doctorat en Lettres et Arts par l’Université de Provence Aix-Marseille I et un post-doctorat en création contemporaine par l’Université Fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ) et termine actuellement sa formation en Somatic Experiencing (Peter Levine). Elle est enseignante-chercheuse à UNIRIO (Universidade Federal do Estado do Rio de Janeiro), où elle enseigne la performance en Licence, Master et Doctorat et développe une recherche pratique sur les projets de performance socialement engagés qui visent à développer la créativité et l’affectivité à l’intérieur de groupes spécifiques, de manière à développer les aptitudes des participants à être présents.

Etania-alice-performancelle a présenté son travail dans les plus importants Festivals de Performance Nationaux et Internationaux, comme, au Brésil, à la Mostra Internacional de Artes SESC, SESC Palco Giratório, Oi Futuro, MAC/Niterói, et, internationalement, entre autres, dans des pays comme l’Argentine, la Colombie ou au Méxique au Museu de la Ciudad de México, au Festival Internacional de Arte Acción y Intervenciones de la République Dominicaine, aux Etats-Unis a l’Université d’art la plus importante d’art, la CalArts, au Side Street Projects et à la Art Walk de Los Angeles, au International Performance Art Festival de Miami, Art Fair Miami, en Finlande au Festival International de Performance Mother’s Tongue de Helsinki, à New York au Glasshouse ArtLifeLab, Grace Exhibition Space, New York University, en Allemagne au Gruntaler9 (Berlin), en France à la Friche la Belle de Mai (Marseille), en Belgique à l’Université Libre de Bruxelles, à Zsenne Art Lab, Wolke e Tarasloft em Bruxelas, entre autres. Elle a reçu de nombreux prix pour sa pratique artistique, comme le Prix “Jeunes Artistes” du Ministère de la Culture du Brésil, le Prix National “Performances dans la rue” (2010), le Prix de Circulation de l’Etat (2011) ou le Prix du Jury Populaire du Festival de Washington pour la vidéo-performance, entre autres. Elle a été artiste invitée dans des Universités importantes comme la CalArts grâce à la bourse de recherche la plus prestigieuse (Capes/Fulbright) et a occupé la chaire de coopération internationale de l’Université Libre de Bruxelles.

Auteur de huit livres, elle a publié le résultat de ses recherches dans les revues scientifiques renommées comme la e-misferica (NYU) et accompagne les projets de recherche de Master et Doctorat en Art / Thérapie / Spiritualité.

Les participants

1Outre les artistes, une attention particulière est portée aux publics de Baguida et de ses environs. On souhaite qu’ils y prennent part massivement et de manière active, qu’ils deviennent des partenaires de choix. Une publicité de la manifestation est effectuée auprès des commerçants, des établissements scolaires, des services, entreprises et des  médias locaux. Chaque après-midi, des animations et des performances organisées sur le marché qui s’anime quotidiennement, permettront de ramener des spectateurs au théâtre le soir. Ces publics ont un accès gratuit aux Veilles. Ils peuvent interagir avec les artistes directement lors des pauses. Les pauses-dîners constituent le moment privilégié de ces échanges. Si le repas des artistes et organisateurs est pris en charge par l’organisation, il est en revanche payant pour les spectateurs. Il s’agit d’une participation financière permettant de couvrir en partie les frais.

Un lieu : la Maison des Artistes

DSCN0316Située à Baguida, presqu’en bordure de mer et à 15 minutes en voiture du centre de Lomé (Togo), la Maison des Artistes est un lieu de formation, de recherche et de création artistiques. Elle propose dès janvier 2015 un programme de résidence pour les artistes dont une partie de l’activité pourrait interagir  avec la population locale et les artistes du pays. La Maison des Artistes est une initiative associative entre quatre (4) partenaires que sont les 3C, le Studio Théâtre d’Art de Lomé, la Compagnie Artistique Carrefour et Escale des Ecritures. L’objectif de ces quatre associations est d’unir leurs forces pour créer et développer une dynamique culturelle et artistique au sein de la population de la banlieue Est de Lomé. L’ambition à moyen terme est de doter la localité d’une infrastructure offrant aux populations des occasions régulières de retrouvailles, d’échanges et d’élévation à partir des arts.

Bilan de la 1ère édition des Veilles Théâtrales de Baguida

La première édition des Veilles Théâtrales de Baguida s’est déroulée les 13, 14, 20 et 21 mars 2015 comme initialement annoncée dans une excellente atmosphère malgré la modestie des moyens. Au total, 6 million de francs CFA, soient 9 500 euros, ont été mobilisés en plus des dons en nature des habitants de Baguida et l’engagement des quatorze bénévoles.

Les lectures-spectacles :

le choeur1Conformément au programme, du 9 au 22 mars six comédiens se sont retrouvés en résidence de douze jours à la Maison des Artistes de Baguida pour préparer les lectures-spectacles placés sous la direction des metteurs en scène Alfa Ramsès et Rodrigue Norman tous deux assistés de Joel Ajavon. Pour rappel 21 textes composés de 12 courtes pièces de théâtre, 8 poèmes et une chronique ont été retenus à l’issue de l’appel à textes lancé le 3 janvier 2015 par la Compagnie 3C pour être présentés en lectures-spectacles lors de cette première édition.

La résidence :

DSCN0073L’accueil en résidence de 9 artistes du 9 au 22 mars a permis de préparer et d’exécuter les lectures-spectacles et de maintenir une activité artistique constante à l’intérieur tout comme à l’extérieur de la Maison. Belle occasion pour les artistes d’échanger sur leurs pratiques et les divers problèmes qui minent l’exercice du métier d’artistes de la scène. Les artistes en résidence étaient : Novignon Kodjovi-Numado, Nafissa Songhaye, Josiane Tereme, David Ganda, Edem Modzro, Seyram Agbalékpor tous comédiens, et les metteurs en scène Joel Ajavon, Alfa Ramses, Rodrigue Norman.

Les spectacles :

IMG_20150321_220916Cinq spectacles ont été présentés lors du festival pour 6 représentations. Il s’agit de :

  • Conte-toi toi-même de Seyram Agbalékpor (une représentation)
  • Enyagan ou paroles sublimes de Béno Sanvee Alouwassio par la Compagnie Ziticomania (2 représentations)
  • Job de Bakou de Samuel Wilsi par Comptoir Théâtre (une représentation)
  • La charcuterie de la république 3 de Frédéric Gakpara (extrait de 35 minutes, une représentation)
  • Rodrigue Norman ou comment quelqu’un qui a fait de la mise en scène à la Comédie-Française peut devenir petit ouvreur dans un petit théâtre de Bruxelles, performance autofictionnelle de Rodrigue Norman par la Cie 3C (une représentation)

BenoTous les spectacles ont eu lieu à la devanture de la Maison des Artistes que nous appelons à juste titre « Théâtre ouvert ». Pour accueillir les spectateurs, nous avons loué cent cinquante chaises. A noter que tous les soirs, les 150 chaises ont tous été occupées et d’autres spectateurs ont pu suivre les représentations debout.

La classe de philo :

DSCN0902Le festival a fait le choix d’allier théâtre et réflexion philosophique car dans un monde marqué par l’accélération du temps et de l’histoire où l’on doit de façon permanente opérer des choix qui parfois ont de lourdes conséquences sur l’avenir, il nous a semblé nécessaire de rappeler l’importance de l’exercice de la pensée. Mieux, il nous est apparu nécessaire de populariser cet exercice considéré à tort comme la chasse gardée des intellectuels. Notre conviction est que  si on prend le temps de donner quelques outils qui permettent de cerner quelques réflexions menées par de grands philosophes ou penseurs, on arrivera à décomplexer le citoyen lambda quant à ses propres potentialités à mener des réflexions qui lui permettront de mieux conduire sa vie. DSCN0883Pour cette première classe de philo, nous ne nous sommes pas trompés quant à la justesse de la citation débattue sous la supervision de Monsieur Amouzou, enseignant de philosophie au lycée de Baguida tandis que Rodrigue Norman s’est chargé de la modération.  « L’important n’est pas ce qu’on a fait de nous mais ce nous faisons nous-mêmes de ce qu’on a fait de nous », c’est cette phrase extraite de « l’Etre et le néant » de Jean-Paul Sartre qui a été débattue par l’assistance. L’intérêt était manifeste, en témoignent les nombreuses prises de paroles. Expérience à renouveler. Une nouvelle citation devrait être retenue pour la prochaine édition.

Les animations :

animation[1]En dépit de son caractère sérieux, les Veilles Théâtrales de Baguida se devaient avant tout d’être festives. C’était d’ailleurs l’une de ses raisons d’être. L’ambiance décontractée dans le déroulement et l’enchaînement des représentations donnait le ton. Une ambiance bon enfant hautement portée à son paroxysme par les chanteurs et guitaristes Bruno Voganne, Eustache K’mouna tout comme le percussionniste Dzo Popy. A noter la soirée inoubliable offerte par le groupe de ballet amené par Anani Gbétéglo le deuxième soir. Ci-contre une photo des animations qui se poursuivent parfois jusqu’à 2h du matin.

Le public :

DSCN1702Environ 800 spectateurs au moins ont été touchés sur quatre soirs. Le public était composé de jeunes, moins jeunes, femmes et enfants de toutes catégories sociales. La qualité des échanges avec le public lors du débat philosophique ainsi que lors des pauses-diners a dénoté de l’importance d’une telle manifestation dans la localité.  A noter que la communication autour de l’événement a été effectuée de manière artisanale faute de moyens.

Les perspectives : Un festival tourné vers l’avenir…

Les Veilles Théâtrales de Baguida ont prouvé par cette première édition leur nécessité et leur capacité à s’intégrer harmonieusement dans un environnement en pleine mutation, aussi bien politiquement, sociologiquement que culturellement. Cependant, économiquement, elles restent un festival fragile qui doit encore trouver son modèle de fonctionnement et de viabilité. C’est aussi et surtout un festival qui mise sur l’avenir et à ce titre c’est loin des traditionnels clinquants de l’événementiel qu’elles entend oeuvrer pour un meilleur repositionnement de la culture et du théâtre dans la vie des Togolais. La période retenue pour la deuxième édition est 1er au 9 juillet 2017.16

 Remerciements:

Béno sanvee Alouwassio (Parrain), la compagnie 3C et la Maison des Artistes de Baguida remercient les donateurs de la première édition des Veilles Théâtrales de Baguida :

  • Hotel GHIS Palace
  • Wilsicom Productions
  • Théâtre de Poche de Bruxelles (Belgique)

Ainsi que : Fafa Adjagbé, Blandine Ahadji, Joel Ajavon, Gustave Akakpo, Michel Kokouvi Amédodji, Hubert Arouna, Agathe Barbin, Monique Blin, Laura Cassan, Lola Chuniaud, Olivier Coyette, Daganon, Valentin Dayan, Matthieu Defour, Erika Dersoir, Damien Dutrait, François Ebouélé, Ablodévi Eklu-Natey, Frédéric Gakpara, Shamime Garenne, Carla Gillepsie, Armand Johnson, Yvain Juillard, Jean Kantchébé, Thomas Kazakos, Pascale Kinanga, Marie-Claude Kolagbé, Luc Alanda Koubidina, Augustin Kouévi, Sarah Laborne, Eudes Labrusse, Pierre Lenoir, Javier Pinon Lopez, Nelson Madel, Linda Amivi Norman, Samson Komlanvi Norman, Adjo Norman, Alfa Ramsès, Alexandre Santos, Allasane Sidibé, Anouchka Vilain, Gaëtan Wild, Samuel Wilsi, Léonard Yakanou, Claude Yersin… et la population de Baguida, Avepozo, Kpogan, Agabata, Agbavi et Lomé…

Les à-côtés des Veilles Théâtrales de Baguida (1ère édition)

 Pour soutenir les 2èmes Veilles Théâtrales de Baguida :

 Compagnie Culturelle la Colombe (3C)

05B.P 695 Lomé-Togo Tel : (228) 90 10 17 70 / 99 49 37 55 E-mail: Cie3ctogo@gmail.com

Banque Populaire pour l’Epargne

IBAN : TG53 TG15 1011 6001 4375 4500 0077

Code SWIFT : BPECTGTG

Communication : VTB 2017

Nos références :

STAL*: programme des formations 2017

Edito: L’artiste, l’humain et le questionneur…

Au Studio Théâtre d’Art de Lomé où nous enseignons non seulement le théâtre mais aussi son interaction avec la vie et la société, nous avons pris l’habitude de nous mêler des questions qu’on ne nous a pas forcément posées. A l’entame de cette deuxième année et l’avant-dernière du cursus pour nos stagiaires, la question à laquelle nous aimons nous mêler sans pouvoir y répondre est: « Que feront les stagiaires à leur sortie d’école, dans deux ans ? »

Nous aimons nous mêler de cette question parce qu’il nous paraît trop facile de simplement vanter les vertus du savoir, fût-il gai, facile de déclarer qu’il n’appartient pas à l’école de se préoccuper de cette chose-là. C’est au final en cette chose d’après, que précisément notre école est persuadée d’être dans son droit, ne faisant pas de différence entre l’artiste et l’humain.

Les questionnements permanents qui parsèment notre cheminement jusque-là sont fertiles et ouvrent notre esprit à l’infinie puissance des erreurs, des défaites, bref l’infinie puissance de l’apprentissage. Une chose pourtant qui échappe à cette culture du doute reste la place importante que prend cette autre question dans le cœur de nos stagiaires: « Qu’est-ce encore que le théâtre, aujourd’hui ? » Une question tout aussi sans réponse que le stage sur l’art de la performance au programme de cette année ne viendra pas régler. Non plus, nous l’espérons…

A la fin, avant de remettre le Studio, entre humains, artistes et questionneurs, parviendrons-nous à dire un jour avec exactitude qui nous formons vraiment… au Studio ?

Rodrigue Yao Norman,

Responsable pédagogique

Programme de l’année 2017

6 au 13 janvier et 20 au 24 juillet : Interprétation par Gaëtan Noussouglo et Joël Ajavon (Togo)

23 au 27 janvier : Corps et mouvements par Raouf Tchakondo (Togo)

6 au 16 Février : Interprétation par Alfa Ramsès (Togo)

1er au 9 mars 2017 : Dramaturgie et Mise en scène (1) par Javier Pinon Lopez (Pays-Bas) et Rodrigue Norman (Togo)

17 au 29 avril : L’art de l’oralité. La technique du conte des origines à nos jours par Béno Sanvee  ( Togo)

1er au 10 mai : Jeu d’acteur par Paul Zoungrana (Burkina Faso)

6 au 15 juin : Jeu d’acteur par Aristide Tarnagda  (Burkina Faso)

20 au 30 juin : Pratiques performatives contemporaines par Tania Alice (Brésil)

1er au 9 juillet : Conception et organisation d’événements culturels par Rodrigue Norman (Togo)

13 au 18 juillet: Dramaturgie et Mise en scène (2) par Rodrigue Norman

15 au 30 novembre : STAL Panorama (Rétrospective de tous les stages de l’année) avec Joël Amah Ajavon

N.B. Des stages non annoncés ici pourraient ultérieurement se mettre en place. Merci de vous tenir régulièrement informés sur notre blog: http://www.mdabaguida.wordpress.com

* STAL est soutenu par le Goethe Institut de Lomé et le Centre Culturel Filbleu-Arema.